Le nouveau pavillon du Musée des Beaux-Arts de Montréal

Le musée est maintenant définitivement un leader mondial en son domaine !

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Crédit photo: YULorama
Le nouveau pavillon du Musée des Beaux-Arts de Montréal

Depuis le 19 novembre, un tout nouveau pavillon a ouvert ses portes au Musée des Beaux-Arts de Montréal, le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein. Au début du mois de novembre, nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister en primeur à son ouverture officielle et très protocolaire où plusieurs personnes de la scène politique et culturelle avaient été conviées. Du premier ministre du Québec, en passant par le maire de Montréal et plusieurs autres dignitaires, tous étaient là pour célébrer les arts et l’immense don de la famille Hornstein.

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La famille Hornstein

Michal et Renata Hornstein ont une histoire digne des grands films d’Hollywood. Ayant grandi dans les vieux pays et ayant connu tous deux les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, ils sont arrivés au pays en 1951. Tout deux grands collectionneurs d’arts, ils s’impliquèrent auprès du Musée des Beaux-Arts dès les années 1970. En 2012, ils décidèrent de faire un don de plus 80 œuvres au musée des Beaux-Arts de Montréal, c’est ce don qui amena le musée à vouloir s’agrandir. En tout, avec ce lègue de 2012 et les dons précédents, la famille Hornstein aura donné au musée une centaine d’œuvres, plaçant ainsi le Musée des Beaux-Arts de Montréal comme ayant une des plus grandes collections d’envergure de l’art hollandais et Flamands dans le monde.

Bien que leur don au Musée amena l’ouverture d’un tout nouveau pavillon portant leur nom, les Hornstein n’auront jamais pu mettre les pieds dans cette nouvelle adresse de la Bishop, puisque ceux-ci nous ont quittés respectivement en avril et juillet de cette année. Leurs enfants étaient présents à l’ouverture pour nous rappeler le chemin parcouru par leurs parents, mais aussi tout l’amour qu’ils avaient pour Montréal.

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Le nouveau pavillon

Si la collection de la famille Hornstein occupe une grande partie de ce nouveau pavillon, il n’en demeure pas moins qu’on y retrouvre autre chose que simplement des œuvres flamandes de l’époque de la Renaissance. Cette nouvelle aile du musée est conçue tel que si vous montez directement au dernier étage et que vous y déambulez jusque dans son rez-de-chaussée, vous vous retrouvez devant une sorte de cours d’histoire de l’art. Les étages supérieurs sont consacrés à l’art plus ancien, médiéval, la renaissance, mais plus on descend, plus on se rapproche de la modernité et même le contemporain. Ainsi, vous pourrez tomber autant sous le charme de vitraux du temps des cathédrales que devant une toile de Picasso.

Chaque étage a sa scénographie propre à elle, mais la couleur des murs et le positionnement des œuvres mettent ces derniers biens en valeur, mais aussi très faciles d’accès. Mon seul bémol viendrait pour l’étage des œuvres plus modernes, ou la couleur grise des murs et les plafonds noirs rendaient l’endroit très austère et ne mettaient pas bien en valeur toutes les œuvres. C’est le cas entre autres du mobile d’Alexander Calder, qui a été déplacé dans le musée pour être repositionné dans ce nouveau pavillon, bien qu’il soit toujours voisin de l’immense portrait de Picasso, le plafond noir l’empêche de bien rayonner dans son espace, puisque ce dernier est rouge et noir. Bref, il se perd dans ce nouveau décor et dans mon livre à moi, quand une institution possède une telle oeuvre d’art, elle devrait la chérir et la mettre de l’avant autant que le Nœud Pivoine de Jean-Michel Othoniel.

En parlant du Nœud Pivoine, celle-ci est une des œuvres phares de ce nouveau pavillon. Étant situé dans une des saillies du nouvel immeuble, on peut donc l’admirer autant de l’intérieur que de l’extérieur du complexe muséal. Cette œuvre fut la première installée dans ce nouveau pavillon. L’artiste, Jean-Michel Othoniel est reconnu dans le monde pour ses œuvres en verre soufflé. Il a d’ailleurs eu la chance de désigner une des sorties du métro de Paris il y a quelques années déjà.

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Les autres services

En plus d’y contenir la nouvelle collection d’arts internationaux, Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein contient aussi les nouveaux locaux de l’Atelier international d’éducation et d’art thérapie Michel de la Chenelière. Ce sont grâce à ses ateliers que plusieurs écoles viennent découvrir tous les ans les œuvres du musée, mais aussi une multitude d’activités pour les familles et les gens désirant s’ouvrir plus à l’art. Le programme d’éducation du musée positionne celui-ci comme un des rares à offrir un tel service, aussi développé dans le monde. Une programmation très étoffée est d’ailleurs disponible sur le site web du musée. (http://www.mbam.qc.ca/calendrier/fr/)

L’architecture

L’architecture du nouveau pavillon est tout simplement sublime est l’œuvre conjointe de l’Atelier TAG et de la firme Jodoin, Lamarre, Pratte architectes. Avec ses murs rideaux qui donnent un merveilleux panorama sur tous les coins de la ville. Ces grandes baies vitrées amènent le musée à s’ouvrir sur la ville au sens propre, comme au sens figuré. Ça amène beaucoup de lumière indirecte dans les salles d’exposition qui sont situées en son cœur, mais aussi, la disposition des salles versus les grandes fenêtres amène la ville à se retrouver elle-même comme étant en quelque sorte une œuvre d’art. Le musée permet donc aux gens de contempler leur ville, qu’on puisse y voir cette conversation imaginaire entre les gratte-ciels du centre-ville, sans oublier cette vitrine vers son terrain de jeux : le Mont-Royal. Offrir Montréal aux Montréalais, il ne pouvait pas avoir mieux comme lègue pour le 375e anniversaire de Montréal.

Sachez que vous pouvez d’ailleurs aller découvrir GRATUITEMENT le nouveau pavillon jusqu’au 15 janvier 2017. Plusieurs activités en lien avec l’ouverture du pavillon seront aussi offertes gratuitement.

Pour plus d’informations: http://www.mbam.qc.ca/