L’Opéra de Montréal présente JFK : une oeuvre moderne

L'Opéra de Montréal présente JFK le 30 janvier ainsi que le 1er et 3 février

Opera JFK - UNE
Crédit photo : gracieuseté Yves Renaud
L’Opéra de Montréal présente JFK : une oeuvre moderne

Ça fait 55 ans que le président américain John F. Kennedy a été assassiné à Dallas, mais le tragique événement fait encore couler de l’encre. Cette fois-ci, ce n’est pas un documentaire, ou un livre qui revisite la fatale journée, mais un Opéra – celui de David T. Little et Royce Vavrek. C’est à la salle Wilfrid-Pelletier qu’a eue lieu la première, le 27 janvier.

JFK, présenté par l’Opéra de Montréal, relate les dernières heures de la vie du président. Le récit n’est toutefois pas historique : la fiction s’entrechoque avec la réalité pour créer une trame surréaliste, quasi psychadélique à certains moments.

 Les trois actes, les 21 et 22 novembre 1963

Dans le premier acte de l’Opéra, Juste avant minuit, le 21 novembre 1963, on se retrouve dans la chambre d’hôtel du couple que forment Jackie Kennedy et JFK. Ce dernier s’endort dans le bain, après une dose de morphine pour calmer son mal de dos, et est transporté dans un tourbillon de rêves…

Défilent plusieurs personnages dans ces nocturnes aventures. Parmi ceux-ci la soeur de JFK, la flamboyante Rosemary, qui finira lobotomisée.  Avec elle, il atterrira sur la lune. On croise Nikita Khrouchtchev et l’Armée rouge, superbe scène colorée et animée, et JFK finira pas se disputer avec Nikita. Enfin, on revoit Jack faire la cour à Jackie, dans ce que l’on devine être le début de ce couple historique…

Dans le deuxième acte, Sommeil profond jusqu’à l’aube, les rêves se poursuivent, Lyndon B. Johnson et une horde de Texans viennent troubler le sommeil de Jack (surnom donné à JFK). La scène est hilarante. De son côté, Jackie est également tourmentée par des rêves peu souhaitables. Jackie finit par se réveiller et trouver son mari gisant sur le sol de la salle de bain. Soudain, le matin, on tire le couple de son sommeil : une grosse journée les attend.

Dans le troisième acte, Le matin jusqu’à midi, le 22 novembre 1963, on voit à la télé la foule fébrile qui attend le président. Jackeline Kennedy est décontenancée – apparaîtra Jacqueline Onassis pour l’aider à enfiler son plus que célèbre Chanel rose. Je réserve la fin à ceux qui voudront assister à l’Opéra!

Musique enlevante, visuel sublime

La force de cet Opéra réside, selon moi, dans la musique enlevante et spectaculaire, interprétée par l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Steven Osgood. Excellente, la trame musicale vient appuyer les différentes atmosphères vécues dans la pièce.

La mise en scène est également impeccable : Thaddeus Strassberger a relevé le défi de façon grandiose! Le visuel sublime des décors devient un acteur fondamental à l’histoire et lui insuffle vie. Les costumes, l’éclairage, la chambre d’hôtel, tout est très bien pensé et mis en place. Visuellement, l’Opéra JFK est un charme.

JFK de Little et Vavrek

Présenté à la salle Wilfrid-Pelletier le 30 janvier, ainsi que les 1er et 3 février.
L’Opéra se déroule en anglais, mais il y a des sous-titres anglais et français.