Découvrir St-Henri

Un quartier en pleine effervescence !

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Crédit photo : Jean Gagnon (https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Marche_Atwater_10.jpg)

Il y a un peu plus d’un an, j’ai quitté ma petite patrie rosemontoise d’adoption après plusieurs années et me suis parachutée à l’autre bout de la ville pour m’installer à Saint­‐Henri. Ce secteur autrefois peuplé majoritairement de gens issus de la classe ouvrière francophone est l’un des quartiers montréalais ayant évolué le plus rapidement au cours des dernières années; particulièrement sur le plan socio­‐économique, culturel et commercial. Le fameux modeste Saint­‐Henri en pleine Seconde Guerre mondiale dépeint par Gabrielle Roy dans « Bonheur d’occasion » s’est donc grandement transformé pour devenir l’arrondissement phare qu’il est aujourd’hui.

L’embourgeoisement urbain étant un phénomène assez complexe et à multi­‐facettes, il s’est emparé du quartier de façon assez abrupte au cours des dernières années. L’arrivée d’une tranche de population plus fortunée, de commerces huppés ainsi que l’engouement pour ce secteur sont certains des facteurs qui ont contribué à ce considérable tournant socio-­‐ économique. La mise en place de mesures encadrant les loyers, l’accès aux ressources, aux services sociaux et communautaires devient alors d’une importance cruciale afin d’éviter l’exil forcé d’une partie de la population pour qui Saint-­‐Henri a toujours été domicile.

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Crédit photo : Gabrielle Deschamps

En tant que nouvelle résidante, je souhaite réellement que mon quartier demeure un endroit où il fait bon de vivre; pour tout le monde. D’ailleurs, ce qui fait toute sa beauté, selon moi, c’est précisément ce côté éclectique où coexistent des gens de tous univers et classes sociales. La richesse du « vivre ensemble » y règne. Ceci dit, j’avais envie de vous faire découvrir mon district chouchou et son charme indémodable sous différents aspects.

Gastronomie

Le quartier regorge de restaurants qui le font rayonner sur la scène gastronomique montréalaise. En passant par le fameux Foiegwa et l’incontournable Satay Brothers jusqu’au Grumman 78, Saint‐Henri se démarque par la fraîcheur, la diversité et l’audace de ses nombreux restaurateurs. On y trouve également des dizaines d’établissements relativement plus simples offrant des mets surprenants et variés à petits prix. La pizza de chez Adamo, les tacos de chez Victor et les falafels de Sumac sont indétrônables. Saint-­‐Henri compte aussi plusieurs marchés, petits et grands, où dénicher des produits frais et locaux. Le Marché Atwater, La Pantry et Branche d’olivier sont assurément mes favoris où errer le samedi matin.

Plein‐air

L’un des attraits particulier du coin est indéniablement la variété d’options qui permettent de bouger et de pratiquer des activités extérieures. La diversité et le vivre ensemble sont de la partie encore une fois à ce niveau. Les cyclistes longeant le canal Lachine se mêlent aux coureurs et aux adeptes de plein­‐air pour qui il fait bon de simplement se poser dans l’herbe avec un livre au bras ou un podcast dans les oreilles. Les parcs du secteur sont aussi une partie intégrante de la vie de quartier. Pensez BBQ improvisés en soirée, joutes de tennis, baignade et les plus beaux chiens en ville. Convaincus?

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Crédit photo : Gabrielle Deschamps

Culture

De la bibliothèque locale, en passant par les galeries d’art et la maison de la culture, les amoureux d’art et de culture seront comblés à Saint­‐Henri. Au cours des prochains jours, je vous suggère de prendre part à deux activités qui seront présentées dans le cadre des journées de la culture : La partie d’improvisation littéraire (Parc Bonheur d’Occasion, le samedi 30 septembre entre 14h et 16h) et les prescriptions littéraires (Place du Marché Atwater, le dimanche 1er octobre entre 14h et 16h). Le centre culturel Georges-­‐Vanier est également un lieu qui héberge divers ateliers tout aussi uniques les uns que les autres, comme des ateliers de méditation, de yoga et différentes présentations artistiques. D’ailleurs, à ne pas manquer du 1er octobre au 9 novembre: « Cinq mondes indélébiles », une exposition collective des œuvres de 5 artistes portant un regard sur notre époque et l’espoir en l’humanité. Intriguant!

Alors, on se retrouve sur Notre­‐Dame?