What’s in a name: Une comédie-caviar à voir absolument!

... offerte par le Centre Segal en collaboration avec le festival Juste Pour Rire et la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal!

what's in a name
Crédit photo : Andree Lanthier
What’s in a name: Une comédie-caviar à voir absolument!

En tant que grande aficionado du Centre Segal qui a toujours su m’épater par sa programmation aussi éclectique qu’excellente, j’étais très heureuse de m’y rendre jeudi soir afin d’assister à l’avant-première de la comédie « What’s in a name » … et je dois avouer que mes attentes étaient assez élevées.

Quand un dîner familial tourne au vinaigre

Tout commence dans un chic appartement du Mile End, animé par l’ambiance chaleureuse d’un bon souper de famille. Suite à la révélation du prénom du futur nouveau-né de Vincent, personnage assez comment dire… hum coloré, l’ambiance devient tout d’un coup beaucoup plus explosive, jusqu’à mener à la révélation des petits secrets de tous !

Si le thème de « diner qui tourne au vinaigre » peut paraître classique et prévisible, je peux vous assurer que What’s in a name, est une comédie absolument IMPRÉVISIBLE et dispose d’une dose de suspense merveilleusement maîtrisée.

Crédit photo : Leslie Schachter

De la France à Montréal: une adaptation réussie!

What’s in a name est une adaptation anglophone de la pièce française Le Prénom, écrite par Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière. Très intelligemment adaptée au contexte Montréalais par Michael Mackenzie, on y retrouve des références à notre chère ville, autant dans les dialogues que dans le décor… je soulignerai en particulier le travail de recherche et de décoration : la magnifique vue sur notre belle ville en arrière-plan, à travers les grandes fenêtres de l’appartement est sublime !

Mais bien évidemment, on ne peut parler de la réussite de cette adaptation sans souligner la performance brillante des acteurs :

Andrew Shaver, dans le rôle de Vincent, frère d’Elizabeth et futur père arrogant, est tout simplement excellent. Il a su retranscrire, avec génie, les mimiques et caractéristiques d’homme égoïste, égocentrique et vaniteux de son personnage.

Amanda Lisman, dans le rôle d’Anna, la femme de Vincent, incarne parfaitement la future mère au caractère de feu ne se laissant pas facilement marcher sur les pieds.

Pat Kiely et Erika Rosenbaum, qui jouent respectivement Peter, un conférencier de Concordia radin et quelque peu pompeux, et sa femme Elizabeth, une enseignante de CEGEP envahie par son rôle de mère et exaspérée par son mari passif, ont tous deux réussi à retranscrire cette image de « couple parfait » qui s’effrite.

Et pour finir, Matthew Gagnon, dans le rôle de Claude, l’ami d’enfance qu’on oublierait presque, flûtiste à l’OSM, incarne à la perfection la personnalité floue du personnage.

Crédit photo : Andree Lanthier

…Et sinon qu’est-ce que j’en ai pensé?

Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, j’ai a-do-ré cette pièce ! Si pendant les premières minutes j’étais quelque peu inquiète : pendant l’introduction, en arrière-plan, l’un des personnages (Vincent, mais on ne le sait pas à ce moment-là) nous présente l’ensemble des invités au dîner. J’ai pensé être partie pour 1h40 de quelque chose de lourd et artificiel, mais pour le grand plaisir de mon côté théâtrophile, cela s’est avéré être étonnamment habile et a permis au spectateur d’entrer dans le vif du sujet de façon très innovante.

Le reste de la pièce était assez classique, ponctué d’humour, de joutes verbales et de coups de théâtre, le tout dans un rythme rapide : C’est efficace, je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai même passé un moment très agréable.

Bref, What’s in a name est une comédie à voir et à revoir et définitivement mon spectacle de l’année, je vous le recommande fortement !

Pour plus d’informations:

What’s in a name – jusqu’au 30 juillet 2017 au Centre Segal