Mes meilleurs moments montréalais de 2017

Une année forte en émotions ! Marie-Soleil nous partage ses 5 moments préférés de l'année.

cocochello
Crédit photo: YULorama
Mes meilleurs moments montréalais de 2017

Il y a un an, je me faisais de grandes attentes pour 2017, non pas des attentes personnelles parce qu’avec le temps j’ai appris à aimer me faire surprendre de la vie ; ici il est plutôt question des attentes face à ma ville. Il ne faut pas oublier qu’on nous martelait de tout bord tout côté comme quoi 2017 serait grandiose, c’était après tout l’année du 375e anniversaire de la fondation de notre belle métropole.

L’ancien maire, Denis Coderre, aimait aller dans les médias se venter de ses lègues, lègues qui sont pour la plupart inachevés, délais administratifs et de constructions obligent, la plupart ne seront pas prêts avant… 2019… Ce qui a fait que la ville est submergée de cônes orange depuis plus d’un an. De quoi rouler longtemps ses yeux par en haut.

Par chance, diverses institutions de la ville ont décidé de fêter Montréal à leur manière et ont rendu mon année (et la vôtre aussi, je l’espère) remplie d’activité plus palpitante les unes que les autres. J’ai décidé de vous faire un top 5 des meilleurs moments que j’ai vécu en 2017.

instagram pont jacques cartier
Crédit photo: @somewhereinmontreal sur Instagram

En cinquième position :

L’illumination du pont Jacques-Cartier et le spectacle qui l’accompagnait (bis). Oui oui, j’ai mis un « bis » entre parenthèses, car pour ceux qui ont la mémoire courte, il y a eu deux spectacles d’inaugurations des lumières du pont Jacques-Cartier, le premier ayant été perturbé par des manifestations de la police de Montréal.

Pour calmer les citoyens mécontents, l’ancienne administration de la ville avait alors décidé de reprendre le spectacle quelques semaines plus tard. J’en ai été très contente puisque j’avais dû manquer le premier, pour cause de travail.

Pour la deuxième représentation, j’étais prête et j’avais eu le spot idéal : aux abords du quai de l’Horloge dans le Vieux-Port. Mes yeux n’étaient pas assez grands pour voir tous les jeux de lumière et les feux d’artifice qui les accompagnaient.

Crédit Photo: YULorama

En quatrième position :

Pour une première fois en cinquante ans, les Sulpiciens de Montréal ont ouvert leurs jardins au grand public aux travers quelques visites guidées semi-privées qu’ils aient offertes durant la période estivale. J’ai été touchée de visiter un des lieux les plus vieux de la ville, le vieux séminaire date quand même de 1684. Même si la religion catholique vit présentement un déclin, mettre les pieds dans l’enceinte du siège social religieux qui a géré si longtemps Montréal me rendait fort émotive.

Somme toute, le jardin est fort simple, avec son design à la « française » avec ses grandes allées symétriques. La congrégation se fait vieillissante et les jardins sont moins luxuriants qu’il y a cent ans, il reste tout de même que c’est une oasis de quiétude au milieu de la métropole.

Crédit photo: YULorama

En troisième position :

Montréal est une ville de nombreux festivals et accueille chaque année une multitude d’artistes sur les planches de la métropole, autant en format gratuit sur la Place de festival qu’en salle dans les divers théâtres de la ville. Deux spectacles ont particulièrement marqué mon attention cette année. Non ce n’est pas le spectacle au pied du Mont-Royal avec 3 orchestres symphoniques ni le spectacle hommage à Léonard Cohen au Centre Bell. Quoique ce fut de beaux événements, ce n’est pas eux que j’ai chéris le plus dans mon cœur en 2017.

Tout d’abord, il y a eu le spectacle Cocochello du légendaire duo Sèxe Illégal dans le cadre des festivités du 35e anniversaire de Juste pour rire. Pour l’occasion, Tony Légal et Paul Sèxe avait invité des artistes à venir performer avec eux leurs plus grands succès. Il y a quelque chose de complètement surréaliste et profondément sympathique de voir Dumas chanter du Sèxe Illégal. On peut voir quelques extraits de ce spectacle dans la nouvelle série web de Sèxe Illégal disponible sur leur page FB.

L’autre spectacle qui a marqué mon année est sans contredit le retour le temps d’une soirée de la chanteuse Marie Carmen sur les planches du théâtre National. Comme je l’ai déjà mentionné dans un précédant article, Marie Carmen est une artiste que je suis depuis de très nombreuses années. Ses apparitions se faisant rares, je chéris tendrement toutes les fois que j’ai pu la voir chanter en « live » ses succès tels que: «Entre l’ombre et la lumière ». Ce fut un spectacle simple, efficace, mais au combien mémorable.

marie-soleil lalonde expo 67
Marie-Soleil posant fièrement avec son passeport souvenir devant la Biosphère. Photo par YULorama

En deuxième position :

Les diverses célébrations muséales entourant le 50e anniversaire de l’Expo 67. Du mois d’avril au mois de septembre, tous mes temps libres étaient consacrés à en découvrir plus sur l’Expo 67, en allant visiter les expositions qui étaient offertes sur le sujet dans plusieurs musées de Montréal.

Ainsi, j’ai pu découvrir au musée Stewart qu’on avait invité Hergé à faire une aventure sur Tintin en lien avec Expo 67 ; j’ai vu les plus belles tenues portées par la femme de Jean Drapeau au musée McCord ; j’ai fait un voyage 3D dans le mini-rail de l’Expo au Centre d’histoire de Montréal ; j’ai découvert les secrets d’Habitat 67 au Centre de Design de l’UQAM ; j’ai vibré aux sons de la musique des années 60 au Musée des Beaux-Arts de Montréal, mais surtout j’ai pu « vivre » l’Expo au travers les projections offertes à la Place des Arts. J’ai même eu l’immense chance de visiter Habitat 67!

Mon petit passeport commémoratif des 50 ans de l’Expo est oui rempli de pratiquement toutes les étampes de ce jubilée, mais surtout ma tête est remplie de souvenirs extraordinaires de cet été magique à en apprendre plus sur ma période préférée de l’histoire de Montréal.

Marie-Soleil en compagnie d’Yves Jasmin. Crédit photo: YULorama

En première position :

J’ai la chance avec ma participation à YULorama de couvrir des événements qui célèbrent parfois de grands Montréalais, des gens qui ont marqué la ville de par leurs implications et leurs dévouements.

Ce fut le cas en février et en septembre où j’ai eu la chance de rencontrer Phyllis Lambert au CCA lors de la présentation d’un documentaire sur elle, ainsi qu’en septembre à la Place des Arts lorsque j’ai rencontré Yves Jasmin qui a travaillé à Expo 67 comme directeur général des relations publiques.

Dans les deux cas, j’ai eu l’impression de rencontrer l’histoire avec un grand H, mais surtout avoir l’occasion de rencontrer des mes idoles ; des gens qui m’ont aidé, sans le savoir à devenir qui je suis aujourd’hui : une grande amoureuse de ma ville.

Comme vous voyez, 2017 a été chargé d’émotions et d’émerveillements pour moi, j’espère que vous aussi elle vous aura apporté du bien. Chose certaine, elle met la barre haute pour 2018.

 

Joyeuses Fêtes !

 

PARTAGER
Article précédentDes idées cadeaux pour les écolos
Article suivantJoyeuses Fêtes !
Marie-Soleil est surtout reconnue pour son rire légendaire et sa plume sur l’humour ; par contre, peu de gens savent que son 2e amour est la ville, en particulier Montréal. Elle aime raconter à qui veut bien l’entendre qu'elle est tombée en amour avec sa ville à l’été de 1992. Au travers ses billets pour YULorama, elle espère vous transmettre sa passion pour Montréal, pour que vous aussi vous en veniez à trouver le stade olympique magnifique, que vous lisiez Michel Tremblay comme des cartes postales temporelles sur la ville et que vos trajets d’autobus deviennent exploration urbaine.