Daddy’s Home 2: maintenant avec deux fois plus de pères!

Daddy’s Home 2 est en salle dès aujourd’hui dans la plupart des cinémas à Montréal.

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Crédit photo: Daddy's Home 2
Daddy’s Home 2: maintenant avec deux fois plus de pères!

Critique de Daddy’s Home 2

Au même moment où on peut ouïr les premières notes de Vive le vent dans les centres commerciaux, la valse des films de Noël débute dans un cinéma près de chez vous. Pour amorcer ce cycle obligé avec le sourire, le réalisateur Sean Anders débarque avec la suite d’une comédie à succès de 2015, Daddy’s Home 2.

Enfin sur la même longueur d’ondes en tant que co-pères, Brad et Dusty doivent gérer pour la période des fêtes la présence de leur paternel avec qui ils entretiennent, à leur manière, des relations particulières.

Daddy’s Home 2 met encore une fois en vedette Will Farrell et Mark Wahlberg dans les rôles de deux pères de familles reconstituées. S’ajoutent dans ce deuxième volet Mel Gibson et John Lithgow campant le rôle de grands-pères on ne peut plus différents.

Oppositions et contrastes

Le film fait beaucoup de millage avec les contrastes entre les personnages. Un père est sensible, l’autre a une attitude un peu macho. Un grand-père est père poule, l’autre était un père absent. Ces dynamiques père-fils et père-père sont celles qui prennent le plus d’espace à l’écran. Chaque membre de la famille possède cependant sa petite intrigue secondaire ou tertiaire. Le scénario n’est pas un exemple d’originalité, mais la multitude de protagonistes et les fréquents changements de décor stimulent le visionnement. Certains moments nous arrachent un sourire, mais les rires aux éclats ne sont malheureusement pas de la partie.

On ressent cette volonté de s’éloigner de la vulgarité afin de ratisser un public plus large. Les gags ne sont pas les plus ingénieux, mais on évite les pièges de la grossièreté facile qui pullulent dans les comédies actuelles. Daddy’s Home 2 ne pourrait pas être décrit comme un véhicule pour Will Farrell, lui qui offre une performance plus sobre qu’à l’habitude.

Crédit photo: Daddy’s Home 2

Le récit étant plus un prétexte pour préparer les blagues, le film d’Anders pourrait être décrit comme une série de moments qui se veulent cocasses. Le personnage de Mel Gibson semblait se dessiner pour être le catalyseur de l’intrigue, or son manque de mordant empêche la création d’un véritable enjeu. De plus, on aurait également gagné à voir un peu plus Linda Cardellini, une actrice de talent.

Absence d’un élément rassembleur

Plus émotive que loufoque, la résolution est réconfortante, mais elle aurait été drôlement plus efficace si tout le monde avait un but commun. Par exemple, c’est le désir ardant des personnages principaux d’avoir le Noël parfait qui fait fonctionner des classiques du temps des fêtes comme National Lampoon’s Christmas Vacation ou A Christmas Story. Dans ce cas-ci, ils sont tous aveuglés par leurs petits problèmes personnels.

Daddy’s Home 2 n’est pas mal intentionné, mais il n’a ni le cœur, ni l’âme pour devenir une comédie de Noël mémorable. Ceci étant dit, si vous voulez sortir au cinéma avec les enfants sans s’aliéner un clan, vous pouvez certainement faire pire.

4/10.

Daddy’s Home 2 est en salle dès aujourd’hui dans la plupart des cinémas à Montréal.