Ma piqûre pour les Alouettes

Il n'est jamais trop tard pour découvrir une des équipes sportives de Montréal, surtout lorsqu'on se laisse prendre au jeu.

alouettes
Crédit Photo: Marie-Soleil Lalonde
Ma piqûre pour les Alouettes

L’été 2017 est celle où je suis tombée sous le charme du football canadien. Je dis football canadien, mais je devrais plutôt dire des Alouettes de Montréal. Bien que j’ai eu la chance d’aller voir mon premier match à l’été 2014, c’est véritablement il y a quelques semaines que je me suis découvert un réel intérêt pour l’équipe.

Il y a quelques semaines, c’était l’anniversaire de mon amoureux, et toujours à la quête du cadeau parfait, cette année j’ai décidé de lui offrir des billets pour un match des Alouettes. Le genre de places où l’ont voit les joueurs de très près, question de lui faire vivre l’expérience à son maximum. Bien que mon monsieur suive le football, c’était la première fois qu’il assistait à un match de son équipe chouchou.

Crédit Photo: Marie-Soleil Lalonde

Si à ma toute première fois au stade Percival-Molson, j’avais passé le match à le regarder via mon cellulaire, parce que je ne comprenais pas trop ce qui se passait devant moi, cette fois-ci, avec mon amoureux à mes côtés, il m’a pris le temps de m’expliquer le sport, le fonctionnement. Tout d’un coup, la magie a opéré et je me suis mise à aimer ça, je suivais le match avec intérêt. Cette fois-là, nous avons été chanceux, le match a fini avec une victoire des Alouettes.

La semaine suivante, une amie a mis la main sur une paire de billets pour le match du jeudi et je fus l’heureuse élue pour l’accompagner. Cette fois-ci, j’avais une place du côté opposé du stade où j’avais été la semaine avant. Une toute nouvelle perspective sur le match s’offrait pour moi. Je ne connaissais ( et je ne connais pas encore tout le vocabulaire entourant le football), mais je comprenais mieux le match, je savais quand « crier »(pour les débutants comme je le suis, tu cries quand l’autre équipe est en avantage, question qu’ils ne s’entendent pas parler sur le terrain), je reconnaissais les fautes des joueurs (mon préférée: « Passe incomplète!« , mais surtout je reconnaissais certains joueurs dans les alignements. Ce soir-là, même si on s’est incliné en prolongation, je suis sortie du stade Perceval-Molson avec le cœur gros, j’avais officiellement une nouvelle équipe dans mon cœur.

Les Alouettes

Contrairement à leurs homologues de la ligue de football américain, les joueurs de la ligue canadienne ne font pas des aussi gros salaires (un salaire moyen de 72 000$ a comparé aux centaines de mille que peuvent faire les joueurs de la ligue américaine selon un  article du Journal de Montréal ), ils ont donc souvent des carrières en parallèle.

Je trouve ça beau de voir d’aussi grosses performances sportives en ayant ainsi une double vie. En plus, comme les autres équipes sportives de la métropole, les Alouettes sont aussi très impliquées dans la communauté avec leur fondation. Celle-ci vise à prévenir le décrochage scolaire chez les jeunes. De plus, les joueurs impliqués ne font pas juste faire des « guest apparence » dans les écoles, ils suivent chacun une formation de 32h auprès de spécialistes en mentorat afin de bien guider les jeunes. Ce dévouement me touche beaucoup et rend à mes yeux les joueurs encore plus attachants.

 

Photo souvenir d’un match de 2014. Crédit Photo: Marie-Soleil Lalonde

Le stade Percival-Molson

En plus d’être des joueurs impliqués dans la métropole, les joueurs des Alouettes ont la chance de performer dans l’un des plus beaux lieux de la ville. Le stade universitaire Percival-Molson appartient à l’université Mc Gill et est situé en flanc de montagne.

Lorsque nous sommes assis du côté « sud » du stade, on peut admirer l’ancien hôpital Royal-Victoria avec ses airs de « Poudlard, » et le haut de la montagne. Lorsque la nuit tombe, la croix du Mont-Royal se rajoute à ce paysage cinématographique. C’est aussi de ce côté que ce situe les bancs des joueurs.

Lorsque nous sommes du côté « nord », c’est plutôt le haut des gratte-ciel de Montréal que l’on aperçoit en arrière-plan. Bien que les joueurs sont un peu plus loin de ce côté, pour les vrais fans du sport, c’est le meilleur côté, puisque le panorama est moins spectaculaire, votre regard sera porté naturellement sur le terrain.

Remarquez bien en haut à gauche la Croix du Mont-Royal qui veille sur la ville et les Alouettes. Crédit Photo: Marie-Soleil Lalonde

Produits locaux

Je ne peux passer sous silence le fait que les produits locaux sont hautement mis en valeurs lors des matchs des Alouettes. Pour les amateurs d’alcool, votre rhum et coke sera fait de Chic Choc, un rhum québécois et votre bière pourrait être une cannette de la microbrasserie Archibald. Pour les gourmands, la viande fumée est de la Lester, institution montréalaise et la volaille, des pilons de dindes des producteurs du Québec. Et ces informations ne sont pas un secret de polichinelle, au contraire, on le dit haut et fort au courant des diverses pauses. Soyons fiers de nos produits locaux !

On y retourne quand ?

Je dois l’avouer, je ne pense pas les écouter à la télé, mais je retournais volontiers les revoir au stade. À l’attendant je me contente de suivre leur prouesses dans les journaux (maintenant que je suis capable de citer 3 noms de joueurs haha !) et je surveille les spéciaux sur les billets, parce qu’il faut se le dire, c’est très accessible suivre ce sport, on peut facilement trouver d’excellent billet au cœur de l’action pour une quarantaine de dollars.

Il reste encore quelques bonnes semaines à la saison avant les finales de la coupe Grey. Profitez-en donc pour aller découvrir une merveilleuse équipe sportive et un lieu enchanteur. Et on va se le dire, c’est une sortie automnale tellement plus cool qu’aller aux pommes; à faire en couple, en famille, entres amis!

 

Pour plus d’informations sur le reste de la saison : https://www.montrealalouettes.com/calendrier/#week-11

 

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